La naissance de 2 loups crée lespoir pour la population de lIsle

first_imgLa naissance de 2 loups crée l’espoir pour la population de l’Isle RoyaleSelon les responsables du Parc national américain de l’Isle Royale, les cris de 2 nouveaux louveteaux ont été entendus cet été dans cette île du Lac Supérieur : un nouveau souffle pour cette population insulaire de loups, bien connue des biologistes et souffrant de consanguinité. Avec ses 72 km de long et ses 14 km de large, l’Isle Royale, située dans le Lac Supérieur (Michigan, États-Unis), constitue l’habitat d’une population de loups étudiée depuis longtemps. Mais isolée et souffrant de la consanguinité, celle-ci connait des problèmes de fertilité qui menace grandement sa survie : 8 individus seulement subsistaient en 2012. À lire aussiMaladie de Charcot : symptômes, causes, traitement, où en est on ?Ces maigres effectifs pourraient toutefois connaître une augmentation significative, puisqu’il semblerait que deux petits au moins soient nés sur l’île cet été. C’est le 3 juillet que Rolf Peterson, de l’Université de technologie du Michigan qui, avec son épouse Candy, étudie cette population emblématique de canidés depuis 40 ans, a entendu, parmi les hurlements d’une des deux meutes de l’île (celle de la pointe ouest, qui comprend a priori 3 adultes), les cris de 2 ou 3 louveteaux. Repérer et dénombrer les individus grâce à leurs cris est une méthode fréquemment utilisée par les spécialistes de cette espèce. La naissance de ces petits est aussi une bonne nouvelle pour la population que le spécialiste s’est empressé de relayer. Toutefois, il faut rester prudent car les nouveaux spécimens devront survivre jusqu’en janvier avant d’être inclus ‘officiellement’ aux effectifs, qui devraient alors monter à 10 pour l’ensemble de l’Isle Royale. Selon le biologiste des populations John Vucetich, savoir que ces loups insulaires sont encore capables de se reproduire est une bonne nouvelle, mais ne garantit en aucune façon l’avenir de cette population trop réduite pour éviter la consanguinité. “Cela ne change pas vraiment notre préoccupation globale”, conclut-il ainsi.Le 4 septembre 2013 à 18:32 • Maxime Lambertlast_img

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